Qui sommes-nous ? Notre projet Nos partenaires Nos soutiens

"Devant le scandale de l’enfance volée
et violée, de la révolte à l’action !"
Cathleen de Kerchove

"Donner un futur à ces enfants
et renforcer leur résilience."
Véronique De Keyser

"Sans justice ni réparation,
il n’y a pas de reconstruction."
Isabelle Durant

"L’avenir d’une communauté
passe par celui de ses enfants."
Marie Dominique Simonet

Qui sommes-nous ?

L’Organisation

L’Association

Véronique De Keyser

Isabelle Durant

Cathleen de Kerchove

Marie Dominique Simonet

L’Organisation

Les enfants de Panzi et d’ailleurs est une ASBL belge crée le 4 septembre 2015. L’association a été fondée par quatre femmes, aux sensibilités politiques différentes, mais ayant en commun d’être touchées par la situation des enfants victimes de violences sexuelles dans les conflits : Véronique De Keyser (Présidente), Isabelle Durant (Vice-Présidente), Cathleen de Kerchove (Directrice Générale) et Marie Dominique Simonet.

L’association regroupe des professionnels de la prise en charge psychologique des enfants et des troubles post traumatiques ainsi que des membres soucieux de faciliter cet objectif.

L’Association

Les enfants de Panzi et d’ailleurs est une ASBL belge crée le 4 septembre 2015. L’association a été fondée par quatre femmes, aux sensibilités politiques différentes, mais ayant en commun d’être touchées par la situation des enfants victimes de violences sexuelles dans les conflits : Véronique De Keyser (Présidente), Isabelle Durant (Vice-Présidente), Cathleen de Kerchove (Directrice Générale) et Marie Dominique Simonet.

L’association regroupe des professionnels de la prise en charge psychologique des enfants et des troubles post traumatiques ainsi que des membres soucieux de faciliter cet objectif.

 

Notre équipe à Bukavu:

Divine
Divine Bahati
Coordinatrice de projet

Véronique De Keyser
Présidente de l’association « Les Enfants de Panzi et d’Ailleurs »

Mon premier souvenir d’enfant, c’est un souvenir de guerre. Je n’avais pas connu mon père mort à 25 ans, et l’Europe était un champ de ruines. Depuis, il n’y a pas eu un jour où je n’ai tenté de reconstruire ces ruines et d’effacer la peur dans les yeux des enfants confrontés à la violence. C’est difficile, mais c’est possible, j’en suis convaincue.

Professeur de Psychologie puis Doyen de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education à l’Université de Liège, Députée au Parlement européen de 2001 à 2014, j’ai parcouru les zones de conflits en Amérique latine, en Afrique et au Moyen Orient pour tenter d’y apporter des réponses politiques et d’atténuer la souffrance psychologique des plus vulnérables. Parmi eux, les femmes et les enfants victimes de violences sexuelles.

C’est pour leur venir en aide que j’ai fondé en 2015 les Enfants de Panzi et d’ailleurs, avec Marie-Dominique Simonet, Cathleen de Kerchove et Isabelle Durant. Ma rencontre avec le Docteur Denis Mukwege lorsqu’il a reçu le Prix de la Fondation Roi Baudouin en 2010 a été décisive dans cette décision: le Docteur prouvait par son acharnement à reconstruire les femmes et les enfants violées, que, des ruines, pouvait surgir la vie. A Bukavu et ailleurs.

Isabelle Durant
Co-fondatrice de l’association « Les Enfants de Panzi et d’Ailleurs »

Maman de 3 enfants et grand-maman de deux petits-enfants, je suis depuis toujours impliquée dans les combats sociaux, environnementaux et liés aux femmes, tout particulièrement en Afrique et dans le monde arabe où j’ai énormément voyagé et travaillé.

Actuellement Députée régionale, j’ai occupé précédemment les fonctions de Vice-Présidente du Parlement européen, de Vice-Première Ministre du gouvernement fédéral belge, de Sénatrice et de Co-Présidente du Parti écologiste belge.

Cathleen de Kerchove
Co-fondatrice et Directrice générale de l’association « Les Enfants de Panzi et d’Ailleurs »

Infirmière pédiatrique de formation, psychothérapeute psycho-corporelle, formée en EMDR, la santé physique et mentale des femmes et des enfants a toujours été un de mes intérêt. Parcourant le monde pour le travail de mon mari, je me suis chaque fois impliquée dans des projets locaux tout en continuant à me former aux méthodes locales d’accompagnement à la santé.

Au Rwanda je me suis investie dans l’accompagnement des veuves et orphelins du génocide souffrant d’un syndrome post traumatique. Plus récemment lors d’une mission en Irak j’ai été témoin des atrocités causées par Daesh sur des filles parfois très jeunes juste échappées des mains de leurs ravisseurs.

Actuellement en poste à NY je continue à essayer de défendre la cause de ces jeunes enfants, de ces jeunes filles esclaves sexuelles dans les zones de conflit ou post conflit.

Marie Dominique Simonet
Co-fondatrice de l’association « Les Enfants de Panzi et d’Ailleurs »

Maman de deux grands enfants, j’ai été avocate et suis sensible à l’égalité des chances, au respect des droits de chacun et à la lutte contre l’impunité.

Actuellement députée au Parlement de Wallonie et de la Fédération Wallonie Bruxelles, j’ai précédemment été Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, des Relations Internationales et de l’Enseignement obligatoire.

Dans le cadre de ces compétences et de la Présidence de l’APEFE, j’ai été amenée à voyager dans de nombreux pays d’Afrique et notamment au Congo et à y signer des accords de partenariats.

Notre projet

L’association a vu le jour le 4 septembre 2015 en vue de sensibiliser à la problématique du viol des enfants pendant un conflit ou suite à un conflit. Elle vise à assurer une prise en charge psychologique des enfants violés ou issus du viol dans les pays où le viol en masse d’enfants est présent. A la demande du Docteur Denis Mukwege et vu l’urgence de la situation en RDC, un premier projet est lancé à Panzi, Bukavu.

Contexte

Les enfants dans le contexte de viol et violence posent un problème particulier. On connaît le travail immense de reconstruction chirurgicale des femmes violées entrepris par le Docteur Mukwege. Beaucoup de ces femmes sont en fait des jeunes filles, puisque l’âge légal du passage de l’état de mineur à adulte est de 18 ans en RDC et que les viols sont fréquents sur de jeunes adolescentes déjà pubères. Le Docteur Mukwege en a dénombré près de 4000 cas en 10 ans, soit en moyenne 1 cas par jour. Grâce aux différents projets subventionnés dans son hôpital (VVS ou Victimes de Violences Sexuelles, Dorcas et la Cité de la Joie) le traitement médical et le suivi de ces très jeunes femmes est assuré, et comprend même une réintégration socio-économique et le soutien juridique à un dépôt de plainte devant les tribunaux.

Mais depuis une dizaine d’années, on voit apparaître des viols de très jeunes enfants ! En 2015, le nombre d’enfants violés en-dessous de 18 ans passés par Panzi était  de 411 ; dont 94 de moins de dix ans. En 2014, il y eu 379 cas de viols de moins de 18 ans dont 82 de moins de 10 ans.
Les villages les plus touchés par ces viols  sont dans la zone de KALEHE, BUNYAKIRI et MINOVA, dans la zone de KABARE, KAVUMO.
Le nombre de bébés violés entre 0 et 5 ans est en augmentation. Le modus operandi des agresseurs semble identique. Les bébés sont volés la nuit dans leur chambre, ou celle de leur mère s’ils partagent sa couche, les familles sont souvent monoparentales, et socio économiquement défavorisées. Lorsque ces petites victimes parviennent jusqu’à Panzi, le Docteur Mukwege tente de les sauver chirurgicalement, puis ne peut ensuite que les renvoyer dans leur village, où il n’est pas rare qu’elles soient violés une seconde fois. La seule prise en charge, dans le cas des enfants, est chirurgicale.

Or le traumatisme psychologique est immense et peut surgir après des délais de latence importants. Il n’y a que peu de psychologues cliniciens au Sud Kivu et il n’y en a pas de spécialistes de la prise en charge des enfants. Les familles habitent souvent dans des villages très éloignés de Bukavu et leur pauvreté est immense. Revenir consulter représenterait un coût financier insupportable. Et pourtant, privées le plus souvent de toute possibilité de maternité, vu leur corps mutilé, ces femmes en puissance, ont droit elles aussi à un avenir et à la justice pour le crime qu’elles ont subi.

L’autre priorité de EPA, soit la question des enfants nés du viol, n’a pu, faute de temps jusqu'ici être réellement explorée au cours de ces missions ; les fondatrices ont décidé d’en faire l’objet d’une étape ultérieure du travail de l’association.


Objectifs

Le projet comporte trois objectifs :
- La prise en charge des enfants violés et des enfants issus du viol avec un suivi décentralisé dans les villages ainsi que des actions de sensibilisation des communautés, des familles.
- La formation, la prévention et le traitement du stress vicariant des intervenants psycho-sociaux
- la lutte contre l’impunité en synergie avec la clinique juridique Panzi.

Ils sont complémentaires et se justifient par 
- l’importance quantitative du phénomène et sa nature ;
- la répétition du viol non seulement trans-générationnel (mère, fille, petite-fille) mais parfois sur les mêmes enfants
- le contexte socio-économique souvent défavorisé des familles,
- l’impunité et la corruption.

La mise en œuvre de ces objectifs se traduira par une première expérience pilote d'un an au départ de l'hôpital de Panzi, soutenue par des missions sur place.

La première a eu lieu du 14 au 24 janvier 2016 et a permis de jeter les bases d’une prise en charge psychologique des enfants violés, jusque là quasi inexistante. La seconde du 30 Juin au 7 Juillet 2016 a été consacrée à la construction des partenariats, à la conclusion d' un accord cadre entre l'asbl, l'Ulg et la Fondation Panzi et à l'organisation du recrutement d'une coordinatrice.

Sur base de ce modèle, l’association prévoit d’intervenir dans d’autres régions du monde, comme en Irak par exemple où des milliers de petites filles Yézédis retournent dans leur foyer après des mois de capture en tant qu’esclaves sexuelle sans aide et suivi psychothérapeutique.

Analyse des besoins

L'hôpital de Panzi a beaucoup évolué et développé de nouvelles structures et formes de thérapie dont certaines concernent les enfants. A Dorcas, maison qui accueille des jeunes filles violées à réinsérer économiquement, la musicothérapie s’est développée pour les très jeunes filles. Annexés à la Cité de la Joie, 300ha d’une ferme modèle biologique donnent du travail à celles qui quittent après leur stage de six mois, l’enceinte de la Cité. Il existe une volonté de développer une clinique du trauma chez les psychologues du projet Victimes de Violence Sexuelle, et un centre de Recherche nommé Icar a vu le jour pour capitaliser l’expérience acquise. Ce dynamisme du modèle holistique de Panzi comporte cependant des carences dont l’enfant est le sujet central. Mais il a une autre faiblesse inhérente aux situations dramatiques que vivent par procuration les intervenants  psychosociaux. A force de faire face à des crimes atroces et de se heurter à l’impunité des bourreaux, les intervenants sont au bord de l’épuisement. Traiter le « stress vicariant » du personnel est une urgence.

C’est pourquoi les missions de l’EPA sont partiellement consacrées à un travail de séminaire avec les psychologues et intervenants sociaux pour renforcer les capacités de prise en charge de l’équipe soignante. Les thèmes étaient la prise en charge du viol en général, du viol des enfants et l’apprentissage de techniques d’évacuation du stress vicariant. Cette première formation a permis la création d’un noyau homogène d’intervenants à Panzi, capable de traiter des enfants. Ce noyau sera relié par Skype et par Internet avec la plate-forme EPA-ULg et avec les spécialistes de l’enfance (professeurs d’université, pédopsychiatres, psychologues cliniciens spécialistes des enfants abusés sexuellement, etc.) qu’elle comporte.

Ce séminaire a servi également à fournir des outils de diagnostic, adaptés aux enfants, dont les données devront figurer dans le dossier médicosocial, afin d’assurer un meilleur suivi à distance des petites victimes.

Le second séminaire a quant à lui permis de travailler de façon interactive avec les psychologues sur l'adaptation des outils aux réalités locales.

La prise en charge sera également décentralisée, dans les villages les plus touchés par le viol, en utilisant et en renforçant les ressources humaines, les associations existantes et en partageant leurs moyens. En effet, la société civile congolaise est vivace et s’est mobilisée, à travers des marches de la colère, pour défendre les victimes des viols et réclamer justice. Des arrestations ont eu lieu en juin 2016 dont celle d'un député provincial et plus de 70 personnes suspectées de viols d'enfants. La Fondation Panzi et sa clinique juridique qui vient en assistance aux victimes ont déjà décentralisé leur action : ils ont formés dans les villages des points focaux, appelés para juristes. Ce sont en fait des assistants légaux, sorte de ‘juristes aux pieds nus’ pour aider les victimes ou leur famille à porter plainte. A partir d’un matériel simple de détection de troubles psychologiques (anxiété, dépression, troubles de la personnalité et du rapport au corps, troubles relationnels, etc.), il est possible

- soit de donner à ces para juristes une polyvalence plus grande, une formation psychologique simple leur permettant de donner l’alerte si un enfant violé montrait des signes de détresse, et de poser les premiers actes de prise en charge, voire de médiation (en cas de stigmatisation et du rejet de la victime),

- soit d'engager, de former et de superviser des assistants psycho-sociaux qui travailleraient en collaboration avec cette petite équipe locale. Dans cette hypothèse, ces assistants devraient être des personnes vivant dans la zone, disposant de la reconnaissance de leurs pairs et d'une certaine capacité d'empathie et de leadership dans la communauté.

Ils seront en communication permanente avec une coordinatrice à Panzi qui fera appel à la clinique mobile de Panzi pour envoyer sur place un psychologue expérimenté si cela s'avérait nécessaire. Ce dernier assurera un suivi plus approfondi, tout en étant sous la supervision et avec un lien direct avec l’EPA-ULg.

Lors de ses visites en RDC, l’association se concentrera sur la visite de ces intervenants de terrain et le renforcement de la capacité des psychologues de première ligne. En rythme de croisière, ces visites auront lieu 4 fois par an.

En matière de lutte contre l'impunité, forte de son expérience et de son réseau spécialisé, l'association s'associera activement à toutes les initiatives en matière de défense des victimes dans les procédures judiciaires, en particulier en ce qui concerne l'expertise des conséquences psychologiques et sociales pour l'enfant et les conditions de la collecte de leurs témoignages.

Comité de soutien


Monsieur et Madame André Querton
Chanic SA
IMG SA 

Chevalier et Madame Charles van Havre
Monsieur et Madame Patrick de Biolley
Madame Sybille Iweins d’Eeckoutte
Madame Nathalie Kunkera

Comité d'honneur


Françoise Bertieaux, Députée au Parlement bruxellois et à la Fédération Wallonie Bruxelles
Vincent Blondel, Recteur de l'UCL

Colette Braeckman, Journaliste

Serge Brammertz, Procureur du Tribunal Pénal pour l'Ex-Yougoslavie
Albert Corhay, Recteur de l'ULG

Katia della Faille, ancienne Députée

Philippe Delusinne, CEO RTL Belgium

Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie Bruxelles

Frank de Conink, Ambassadeur, Envoyé Spécial pour la région des Grands Lacs
François-Xavier de Donnéa, Ministre d'Etat

Willy De Meyer, Bourgmestre de Liège

Emily Hoyos, Consultante

Jean-Michel Javaux, Bourgmestre d'Amay

Joëlle Milquet, Députée

Maxime Prévot, Vice-Président du Gouvernement wallon

Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères
Isabelle Simonis, Ministre du droit des femmes et de l’égalité des chances
Johan Swinnen, Ambassadeur

Didier Viviers, Recteur de l'ULB

Marc Zinga, Comédien

Nos partenaires

Wallonie

Service Public Fédéral Affaires Etrangères – Prévention des conflits

Fondation Roi Baudouin

Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Didier Reynders

Fédération Wallonie-Bruxelles

Et ceux qui nous soutiennent

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